Alors qu'elle avait à peine 20 ans, Salomé a eu un accident de moto. Elle était alors en étude de médecine.
Après plusieurs années de lutte, et alors que je l'accompagnais aux expertises, en compagnie de mon médecin conseil et mon ergothérapeute, la consolidation de ses séquelles était prononcée. Les opérations de chiffrage pouvaient enfin avoir lieu. Un désaccord profond existait entre l'assurance et nous.
Devant le tribunal, le conseil de l'assurance proposait la somme de 350 000 euros, en plus des 500 000 euros de provisions obtenus, notamment pour déménager.
À la veille de l'audience, l'assurance me faisait plusieurs propositions dont une avant-dernière qu'elle me disait être "impossible à augmenter".
Finalement, tard dans la soirée, une dernière offre réévaluée arrivait. Nous avons décidé de l'accepter.
Évidemment, nous aurions pu obtenir un peu plus devant les juridictions. Mais, eu égard à la mauvaise foi de l'assurance qui avait décidé, comme nombre d'autres, de jouer la montre, et contester toutes les décisions, Salomé a décidé d'arrêter là, non sans s'être assurée que l'offre était bonne.
Il a fallu se battre fort, notamment sur les pertes de gains futurs. Salomé présente des séquelles importantes. Cependant, elle n'est pas inapte au travail. Mon ambition était, cependant, de combler les pertes de salaire qu'elle subira. Oui, Salomé aura des revenus. Mais pas ceux qui étaient prévus...
Cette différence entre la proposition et le montant finalement obtenu n'est pas rare. C'est notre quotidien chaque jour.
C'est pour éviter que les victimes de la route soient victime deux fois que je me bats ! Ne vous laissez pas faire. Tant que vous n'avez pas accepté d'offre finale, rien n'est fini.
